En cette période de vœux pour la nouvelle année, l’ancien premier adjoint de Gérard Forcada revient sur 2024 et évoque 2025 : avant l’été, il devrait ouvertement entrer en lice pour les municipales de 2026.
L’échéance des municipales de 2026 est encore loin… et si proche à la fois ! Pour preuve : la période des vœux en ce début d’année n’a jamais été aussi nourrie sur l’échiquier politique lézignanais. L’occasion pour Jean-Paul Pujol, ancien premier adjoint au maire, Gérard Forcada, de s’exprimer à son tour.
Ainsi, après avoir souhaité ses vœux de santé, "la plus belle des richesses", de réussite pour les entreprises, d’apaisement politique au niveau national et en ayant "une pensée toute particulière pour nos aînés", l’élu entre dans le vif du sujet en revenant sur 2024.
Une année marquée, pour lui, par quatre événements dans la gestion des affaires municipales. Le premier concerne, bien sûr, les travaux du cours de la République : "Le démarrage a été poussif et assombri par l’abattage des platanes, il y a tout juste un an, émanant de la seule volonté du maire. Il s’est empêtré dans un imbroglio de non-dits, de manque de transparence avec une communication pour le moins inadaptée. Il s’en est suivi un véritable tollé. Je pense qu’il y avait d’autres solutions techniques".
Autre dossier sur lequel Jean-Paul Pujol avait déjà exprimé ses réserves : la fermeture du camping municipal pendant une année : "Le maire met en cause ses prédécesseurs mais n’a pas assumé ses responsabilités. Il aurait pu essayer de travailler en temps compensé et opter, le temps de mettre en place la procédure de délégation de service public, pour un Établissement public à caractère industriel et commercial. On aurait évité ainsi cette fermeture". L’ex-premier adjoint estime aussi que, sur le volet de la compétence eau que l’ancien Premier ministre Barnier voulait rendre non obligatoire au sein des communautés de communes, Gérard Forcada "n’a pas voulu s’exprimer sur ses intentions, s’il était favorable ou non au transfert de compétence".
Une liste d’hommes et de femmes de droite
Enfin, l’élu revient sur l’élargissement de la zone d’intervention de la police municipale à six villages voisins : "Nous allons mettre à disposition des agents dans ces communes alors que nous n’avons pas réglé les problèmes d’incivilités à Lézignan et que les gens constatent au quotidien".
Voilà pour 2024. Pour l’année qui s’ouvre, Jean-Paul Pujol souligne qu’elle sera la "dernière ligne droite avant l’échéance de 2026". Et il l’assure : "Nous serons présents avec une liste d’hommes et de femmes de droite. Nous travaillons à peaufiner notre programme mais il est encore trop tôt pour dévoiler nos armes. Si certaines formations politiques, sous tutelle des partis nationaux, sont pressées d’en découdre, nous attendons encore". Jusqu’à quand ? "Très certainement avant l’été", annonce l’élu qui en profite pour envoyer un message : "J’ai lu qu’il était question de la constitution à venir d’une liste lézignanaise, mais autant faut-il habiter Lézignan pour être Lézignanais…" En ligne de mire, bien évidemment, André Hernandez, maire de Canet-d’Aude, qui, le 1er septembre dernier, a annoncé sa candidature à la candidature pour mener une liste avec le Parti socialiste sur Lézignan.